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Une société inclusive dépend d’une éducation inclusive

Une société inclusive dépend d’une éducation inclusive

Lors de la présentation du bilan des réalisations pour l’année scolaire 2023-2024 et les perspectives d’avenir, Coyitungiye Audace directeur de l’école Penn Blind School a indiqué que cette école dédiée au soutien des enfants aveugles a connu une évolution significative pour l’année écoulée, que ça soit de son effectif ou de son taux de réussite.

Dans son mot luminaire, Il a signifié que l’année avait débuté avec 145 élèves, mais qu’en raison de diverses difficultés, 3 d’entre eux avaient abandonné en cours d’année. Ainsi, l’année a été conclue avec 142 élèves, pour un pourcentage de réussite de 66,1%, avant de lancer qu’elle s’est bien déroulée dans un esprit de reconnaissance.

Cependant, à l’ère actuelle où la communauté internationale prône une éducation inclusive, Penn Blind School n’entend pas rester de côté.

Depuis l’année passée, elle a adopté une approche inclusive où les enfants voyants sont acceptés à cet établissement selon Coyitungiye. Il a noté qu’au début, la cohabitation entre les voyants et non-voyants n’a pas été chose aisée à Penn Blind School car, il Ya eu une petite mésentente entre les élèves. Mais au fil du temps, il se réjouit que la situation s’est améliorée. Les voyants ont finalement cohabité pacifiquement avec les non-voyants. Une initiative à saluer malgré les difficultés que rencontrent les responsables de la fondation Uwiragiye qui fournit aux enfants aveugles tous les besoins Technico-financiers, un combat quotidien que la famille Uwiragiye mène pour le bien être des enfants non voyants.

Ce responsable scolaire à Penn Blind School déplore par contre le comportement de certains parents qui ignorent la scolarisation de leurs enfants présentant un handicap visuel, pensant qu’ils ne pourront pas réussir à cause de leur cécité.

Le handicap est toujours stigmatisé au Burundi comme partout dans le monde, et de nombreux enfants sont tenus à l’écart des cours et souvent entièrement cachés.

L’absence d’infrastructures, des matériels didactiques adaptés à cette catégorie d’enfants ainsi que le manque de guide d’aveugle à la disposition de chacun est aussi un frein pour leur avenir. Tous ces éléments découragent d’avantages les parents et renforcent souvent leur perception d’ignorance de l’éducation des enfants aveugles de peur des stigmatisations d’une part et des mauvaises conditions d’apprentissages d’autre part.

Pourtant, Coyitungiye tranquillise : « Les enfants vivant avec handicap visuel étudient normalement et réussissent avec distinction comme les enfants voyants. Lorsqu’ils sont dans une même classe en train d’étudier, on ne peut pas les distinguer. Ces élèves, même s’ils ont ce défaut de vision, ils ont des talents en ce qui est de l’apprentissage. Ils peuvent avoir une excellence même supérieure à ceux qui ont une vision normale. »

.  Il ajoute : « Un aveugle peut devenir le premier en classe, comme un voyant peut le devenir. Par rapport aux résultats obtenus, on ne peut pas mettre en exergue si tel ou tel autre voit ou ne voit pas. »

 Il cite l’exemple d’un certains Bertin, un aveugle de la classe de 8ème qui est arrivé premier avec 91,6%, dépassant son second de 11%, qui a obtenu 80%.

Mais là où réside le succès, réside aussi le défit. Située au sud, à seulement quelques kilomètres du centre animé de la capitale économique du Burundi, cet établissement mixte manque cruellement de ressources pédagogiques. En outre l’achat du matériel didactique pour les élèves non-voyants notamment les machines pour la production de leurs livres et des notes en braille nécessite des moyens colossaux, pas toujours promptement disponibles et risquerait de repousser l’objectif visé selon le directeur Coyitungiye.

Pour l’avenir, le directeur annonce que l’école compte mettre en place un centre pour la formation des métiers qui va accueillir à la fois des élèves ayant terminé le fondamental ou poste fondamental, ou encore ceux qui n’ont pas fréquenté l’école, mais qui ont le désir d’apprendre un métier pouvant l’aider dans la vie courante de tous les jours.

 Il invite par la suite le gouvernement à y mettre le paquet suffisant pour que cette école particulière ait du matériel adapté permettant aux enfants qui ont ce type d’handicap d’étudier convenablement. Au Ministère de l’éducation nationale de faire de son mieux pour l’obtention des machines destinées à la production des livres et des notes en braille.

Et aux donateurs de s’investir pour aider l’école à influencer les aspirations plus élevées des enfants aveugles et à augmenter leurs chances de devenir utiles et autonome dans la société.

Et aux donateurs de s’investir pour aider l’école à influencer les aspirations plus élevées des enfants aveugles et à augmenter leurs chances de devenir utiles et autonome dans la société.

One thought on “Une société inclusive dépend d’une éducation inclusive”

  1. Et aussi le gouvernement à travers le ministère de solidalité doit multiplier beaucoup d’effort pour appuyer ces genres d’institutions.One doute pas que vous dépensez trop.

    Que Dieu vous bénisse !!

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