Après avoir perdu la vue à 4 ans, Joseph retrace le chemin de son jeune enfant
A l’âge de 4 ans, Joseph apprend qu’il souffle d’une maladie des yeux. Sa vue va baisser progressivement jusqu’à devenir quasiment aveugle. Il a complètement perdu sa vue à l’âge de 4 ans.
Malgré son handicap, il se montre toujours confiant pour son avenir.« J’ai perdu ma vue mais j’ai resté déterminer à poursuivre mes études, et me voilà employé comme les voyants aujourd’hui. Un enfant qui ne voit pas peut faire des études et réussir. J’ai perdu ma vue, mais j’ai terminé mes études. »
Cet actuel employé de la Fondation Uwiragiye raconte son histoire de devenir aveugle, puis plus tard surveillant des enfants aveugles. Joseph est actuellement âgé de 31ans le jeune homme, issu d’une famille pauvre d’agriculteur du nord du pays, Joseph est le seul non- voyant de ses frères. d’un ton assuré, il affirme que la perte de vue ne lui pose aucun problème.
Comment ça s’est passé ?
« C’est à partir de quatre ans que j’ai commencé à ne rien voir. Tout a débuté petit à petit, et plus tard, je me suis retrouvé sans vue à cause du manque de moyens de ma famille d’en assumer les coûts en particulier ceux de me faire soigner alors que mon père était déjà mort ».
En outre, c’était grâce à l’aide de la congrégation des Eglises Emmanuel au Burundi que Joseph s’est finalement rendu chez un médecin. C’était ainsi qu’a été découvert que la maladie de Joseph était déjà avancée à tel point qu’il est impossible de la guérir.
Le garçon avait par la suite été admis à l’école Kanura de Gihanga située au nord Est de la ville de Bujumbura qui avait été créée par l’Eglise Emmanuel dans l’objectif d’aider les enfants vivants avec handicap visuel à suite une éducation dans un enseignement adapté à leur vulnérabilité.
Après l’enseignement primaire, il a quitté le Burundi à destination du Rwanda voisin pour y suivre l’enseignement où il a décroché un diplôme en littérature d’Anglais du Kiswahiri et du Kinyarwanda.
Après ses études, il rentra dans son pays natal où il a passé quelques années en chômage.
Il a par après approché à la Fondatrice, de la fondation Uwiragiye pour lui solliciter de quoi faire. Celle-ci a reçu favorable sa demande.
Il a heureusement été embauché, un moi après la délocalisation de la Fondation faite en septembre 2021 vers ses propres locaux situés en commune Kabezi au sud de Bujumbura, un tournant pour l’avenir de Joseph Bigirimana qui s’annonçait bien.
Il est actuellement chargé de surveiller les enfants aveugles pris en charge par la même fondation Uwiragiye qui sont encore sur le bas de l’école.
Ce jeune garçon dépourvu de la faculté visuelle, parallèlement à cette tâche lui assignée, fait aussi la vannerie de chez nous où il bricole des paniers, des tricots et divers objets de vintage qui étonnent pas un.
Lors de notre rencontre où nous l’avons trouvé avec ses collègues de travail en train de préparer la nourriture, il nous a signifié comment il est capable de se préparer le repas en cas de besoin.
Avec un couteau à la main comme ses amis en train d’éplucher les patates douce, un de nous l’a approché et lui demandant comment il le fait. « Pourquoi vous ne m’avez pas demandé comment je mange sans voir ? », répliqua Joseph en souriant.
« Je voudrais vous dire que nous qui vivons sans voir, nous sommes stigmatisés et laissés pour compte par méconnaissance des un et des autres. A part la partie située au niveau des yeux qui a eu des difficultés, les autres parties du corps fonctionnent, l’exemple typique est que nous nous marions, nous procréons et nous sommes dans la catégorie des parents. C’est pourquoi personnellement je remercie vivement madame Sylvie Uwiragiye qui est toujours à nos côtes, nous qui sommes aveugles ».
Depuis qu’il ait été engagé, Joseph Bigirimana est fier du pas déjà franchi relatif à la satisfaction de ses besoins fondamentaux. Dans les perspectives d’avenir, il planifie un mariage. Il encourage ses amis aveugles à ne pas distancer des autres pour la cause de leur cécité. Il lance également un appel à tous autres hommes d’affaires à l’instar de Sylvie Uwiragiye à s’inspirer de l’exemple de celle-ci et aider les enfants ayant une autre forme d’handicap physique qui pourrait permettre de réduire le nombre de mendiants dans la rue. La fondation Uwiragiye a déjà embauché huit des déficients visuels. Signalons en toute fin utile que qu’un février 2018, la fondation Uwiragiye a également assisté plus 10 familles les plus démunies.
La fondation Uwiragiye a déjà aidé 6 déficients visuel a poursuivre les études universitaires parmi lesquels trois d’être eu ont été reçu leur diplômes, certains sont d’ailleurs membres du personnel de la fondation.
Il sied de rappeler que Sylvie Uwiragiye est à l’ origine du projet de création de cette fondation qui défend les enfants aveugles.
Cette maman défend l’égalité des chances pour tous les enfants, peu importe leurs conditions physiques.

