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Un jeune aveugle de la Fondation Uwiragiye apparaît sur la scène musicale avec la sensibilisation des burundais au patriotisme

Un jeune aveugle de la Fondation Uwiragiye apparaît sur la scène musicale avec la sensibilisation des burundais au patriotisme

Vendredi soir, Nduwayo Eduard, un jeune musicien aveugle de la fondation Uwiragiye a ravi des milliers de fans à l’hôtel Eden Garden Resort lorsqu’il est monté sur scène en soirée de gala organisée par « Uwiragiye Foundation et Fondation Ngoga Patrick » dans le but de collecter des fonds pour soutenir les deux jeunes artistes handicapés.

C’était la première représentation publique de l’histoire de la musique burundaise où des artistes de premier plan comme Mugani Désire alias FIZZO et Vichou Love, entre autres, se sont associés aux personnes handicapées Nduwayo Eduard et Eric Niyongabire (alias nipo simple) et divertissent les fans dans la nuit.  Mais c’était toujours l’apparence inspirante du petit Nduwayo Eduard qui a accru les émotions parmi les milliers de spectateurs.

Il dispose d’un groupe de jeunes danseurs tous professionnels et expérimentés à enflammer le public dans des festivals.

Surnomme Can be Swaga, Eduard a dans ses premiers mots reconnu le rôle de la fondation en particulier Uwiragiye Sylvie pour l’avoir accompagné et lui donner un soutien indéfectible dans la réalisation de son rêve.

Même s’il est encore peu connu du public, il a proposé au public une série de chansons centrées sur le patriotisme, et chaque spectateur qui a eu l’occasion de l’écouter est enchanté par ses talents.

A chaque moment de ses interventions, le jeune chanteur est revenu sur la culture du patriotisme qui doit naitre et grandir en chaque burundais, tout en insistant sur la bravoure des hommes qui ont marqué l’histoire du pays à savoir le héros de l’indépendance le prince Louis Rwagasore, de la démocratie Ndadaye Melchior….

Avec ses chansons patriotiques incitant les burundais à l’unisson, à l’amour du pays et à sa construction, Eduard vient d’accomplir une véritable éducation de masse avec des rappels fréquents adressés aux hommes politiques sur leurs rôles ou mieux leurs responsabilités

Les biens comme denrées alimentaires aussi, qui coulaient à flot pendant la colonisation, le fameux slogan « zana Amagi zana Amasoro » lesquels ne profitaient vraiment qu’à une poignée de colons au moment où la population burundaise en général et les enfants en particulier soufflaient de la kwashiorkor.

Paradoxalement, durant ces années sombres, pas mal de chansons burundaises ne reflètent guerre les événements douloureux qu’a connus le pays.

C’était vraiment le temps pour les personnes vivant avec handicap visuelle de s’affirmer, de la sape et d’une certaine insouciance. Dans tous les coins de la belle place-dancing, la music faisait valser les corps et tourner les têtes. « On mangeait, on buvait, on bougeait……. ».

La salle de concert était remplie de spectateurs captivés qui ont finalement été émus aux larmes par la performance de can be Swaga à couper le souffle.

Une belle image des personnes handicapées dans la production musicale d’alors qui parviennent à rassembler et divertir une foule de gens alors qu’ils étaient souvent présentés comme des invalides.

La soirée de Gala en faveur des handicapés a été une expérience vraiment inoubliable qui a laissé le public émerveillé.

Les compétences exceptionnelles de Can be Swaga et sa musique sincère ont crée une atmosphère de pure connexion émotionnelle, laissant un impact sur toutes les personnes présentes

Ce jeunes chanteur burundais aveugle de naissance dans cette soirée de gala a indiqué qu’un total de huit chansons dont les quatre suivantes « Ayaya, Ewe Burundi, Ibitangaza et Twese hamwe » compléteront son album.

Au cours de cet événement, des hommes châtrages n’ont pas manqué de manifester leurs satisfaction en donnant comme contribution plus 25 millions de nos francs destinés à soutenir ses deux Fondation (Uwiragiye Foundation et Ngoga Patrick Foundation) ont été collectés afin de leur permettre d’aller de l’avant.

Signalons que sur le plan organisationnel, malgré un léger retard, le curseur a été placé à la place qu’il faut. « Il nous a gratifiés d’une bonne qualité acoustique en ce qui concerne le son, d’une belle scène (podium). Quant à la sécurité, tout a été nickel. Aucun incident n’a été signalé avant, pendant ou après le spectacle », a félicité un des participants.

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