Elle est dotée d’une qualité de divertir dans la présentation du faux journal
Francine Niyonkuru est native de la province Gitega commune Bugendana. Ayant perdu complètement toute sa vue à l’âge de trois, elle a été parmi les filles qui ont eu la chance d’être accueillies dans la fondation Uwiragiye qui s’occupe des enfants vivant avec handicap visuel.
L’origine de cette déficience visuelle selon ses proches est qu’elle a été victime des troubles musculaires d’origine cérébrale que ses parents n’ont pas pu détecter longtemps avant.
Qu’en cela ne tienne, Francine remercie ses parents qui n’ont ménagé aucun effort pour qu’elle ne soit pas laissée à la maison, mais plutôt être scolarisée dans un établissement adapté à son handicap physique.
Elle a été admise d’abord en première année de l’enseignement de base au centre Rumuri de Mushasha situé en province Gitega.
Rappelons que dans les années précédentes, des élèves présentant un trouble visuel étaient privés de passer le test national faute de la disponibilité dans les écoles du Burundi un système d’écriture en braille adaptée à l’apprentissage de cette catégorie d’enfants.
L’Union des Personnes Handicapées du Burundi (UPHB) en sigle s’y est investie en plaidant auprès des autorités du domaine de l’éducation pour que les aveugles puissent passer l’examen national comme les autres enfants du Burundi. Francine Niyonkuru se caractérise par l’ambition, la volonté et la détermination.
Ces qualités lui ont valu pour réussir le concours national dans la deuxième promotion, ce qui l’a permis ensuite de fréquenter le cycle inférieur des humanités général au Lycée CND de Gitega.
Après avoir terminé le cycle supérieur section sociale, elle n’a pas eu la chance d’avoir la bonne note lui permettant d’embrasser l’enseignement public dans la faculté de son choix. Mais elle a continué à repasser le test pour avoir la note exigée.
Finalement, son objectif de réussir a été atteint. Après avoir refait l’examen d’état pour la deuxième fois, et obtenir 56%, cette note l’a permis d’être admise à l’enseignement universitaire.
Depuis lors, elle a commencé à chercher les âmes charitables pouvant l’aider à concrétiser son rêve.
Sans trop tarder, elle a fini par en trouver, Sylvie Uwiragiye, grâce à ses anciens collègues de l’école CND Donatien Niyonzima, Régis Bigirindavyi et Spès Nininahazwe qui l’a devancé à rejoindre la Fondation Uwiragiye.
Cette dernière fait de son mieux pour que chaque enfant pris en charge atteigne son objectif dans un domaine de son choix qui lui convient.
Elle a pu étudier avec l’aide financière, matérielle et morale lui fournis par la fondation que Francine a fini par se faire inscrire à l’Université Espoir d’Afrique où elle vient de décrocher le diplôme des techniciens supérieurs en développement et entrepreneuriat.
On signale en bref que Régis Bigirimana avait par la suite quitté la fondation vers l’université du Burundi tandis que les deux autres ont déjà terminé leurs études universitaires.
Cependant, le trois février 2023 est la date à laquelle Francine a été diplômée après ses études dans le département développement et entrepreneuriat.
Pour cette jeune demoiselle, elle adresse tous ses remerciements à madame Uwiragiye Sylvie pour tous ses soutiens à ses études universitaires.
« {……..} Elle s’est retenue d’une multitude de maladies dont j’ai été souffert, m’a habillé, m’a nourri {….}, et actuellement je termine l’université, Dieu seul sait ce qu’elle mérite », a déclaré Francine le jour de la remise de son diplôme.
Quand bien même Francine Niyonkuru a reçu son diplôme à l’universite Espoir d’Afrique, elle garde toujours la soif de pousser plus loin pour décrocher un autre diplôme le plus préféré, celui de journalisme.
Beaucoup la connaissent par son style émouvant de présentation du journal dans les différents événements qu’elle a commencé depuis l’école primaire.
Il sied de rappeler que Francine Niyonkuru vient de passer trois ans dans la Fondation Uwiragiye où elle recevait tout le nécessaire de la part de la fondatrice Uwiragie Sylvie.
Elle demande pour le moment un autre bienfaiteur pour l’appuyer afin d’embrasser ce domaine des sciences de la communication qu’elle préférait suivre depuis longtemps.
Elle devient la troisième enfant vivant avec handicap visuel qui décroche un diplôme universitaire avec l’appui de cette fondation.