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Uwiragiye Fondation célèbre la journée internationale de la canne blanche

Uwiragiye Fondation célèbre la journée internationale de la canne blanche

Le vendredi 15 novembre 2024, la fondation Uwiragiye a commémoré la journée internationale de la Canne Blanche sous le thème«  Canne Blanche et inclusion sociale, véritable symbole du vivre ensemble », une célébration visant à sensibiliser le public sur l’importance de la canne blanche pour les personnes aveugles et malvoyant.

S’inscrivant dans cette dynamique, différentes autorités du pays et des agences du système des Nations Unies accréditées au Burundi ont saisi l’occasion de la journée internationale de la canne blanche célébrée pour la 39ème  fois pour la dédier à tous les enfants handicapés visuel afin de les édifier sur cette problématique, mais aussi d’encourager leur participation effective aux efforts de développement durable et inclusive du pays.

Conformément à l’idée de Sylvie Uwiragie de ne laisser pour compte aucun enfant burundais présentant un handicap visuel, adoptée en 2018, elle a en plus pris l’initiative de promouvoir l’intégration professionnelle et sociale de cette catégorie d’enfants au sein de la société burundaise.

 La canne blanche est reconnue comme un symbole de cécité et sert à indiquer le handicap aux autres personnes pour qu’elles soient plus vigilantes à leur égard. Il s’agit d’un moyen de faciliter la communication entre les personnes vivant avec un handicap visuel et celle qui ne le sont pas.

En commémorant cette journée au sein de la Fondation Uwiragiye, Sylvie Uwiragiye dans son discours a d’abord rappelé les difficultés auxquelles elle a rencontré au début pour localiser les enfants aveugles.

Elle a ensuite remercié indéfiniment tous ceux qui l’ont soutenu notamment sœur Aline de Gitega qui l’a prêté mains fortes alors qu’elle n’était pas bien outillée pour commencer. 

La journée de la canne blanche est pour lui une occasion d’attirer l’attention de la population et des autorités sur les difficultés que les personnes vivant avec handicap visuel rencontrent.

 C’était aussi pour lui une occasion de présenter au public le principal bailleur de la fondation, l’homme d’affaire en même temps son époux qui a accepté de partager les biens de sa famille avec les enfants aveugles.

Sylvie Uwiragiye s’est également adressée aux hautes personnalités présentes, spécialement les agences des Nations Unies, les perspectives d’avenir qui n’nécessitent des moyens colossaux auxquels ces derniers et les autres partenaires de bonne foi pourraient à donner leurs contributions.

Il s’agit de la construction d’un hôpital pour les soins aux déficients visuels, des infrastructures touristiques à cinq étoiles et du terrain de jeux.

Elle a également souligné l’importance d’une éducation inclusive dans sa fondation qui héberge actuellement 225 élèves parmi lesquelles 117 sont les non voyants dont 52 filles.

Alors qu’elle offre une chance de reconstruire des sociétés brisées et de rassembler les enfants au delà des clivages, confrontés à un défi commun, Madame Sylvie, a indiqué que l’éducation inclusive dans sa fondation a permis aux enfants aveugles de se sentir épanouis et déterminer quand ils sont en compétions avec les voyants.

Cette éducation inclusive selon lui, offre en général aux apprenants un accès équitable à une éducation sûre et pertinente, et a également permis d’inculquer une culture d’acceptation de la différence et de la diversité.

Quand à la représentante de l’union des aveugles au sein de l’Union africaine Marie Thérèse Kamango, la canne blanche est un symbole d’identification que chaque déficient visuel doit avoir.

Malheureusement, « Les personnes handicapées visuelle même munies de la canne blanche subissent des accidents de la part des autres usagers de la route. Ceux-ci ne savent pas qu’une personne munie de la canne blanche a besoin d’être protégée dans son déplacement » a relevé Kamango.

Cette déficiente visuelle, originaire du Congo Brazzaville qui était venue se joindre avec les aveugles du Burundi déplore que cet outil d’orientation qui aide les aveugles à découvrir les obstacles est difficile à  en avoir en Afrique en général est au Burundi en particulier dans le sens où elle est fabriquée dans peu de pays africains(2) seulement et s’achète à un prix exorbitant que les aveugles ne peuvent pas trouver facilement.

Elle exhorte en outre le gouvernement du Burundi à ratifier le traité de Marrakech qui a vu le jour il ya dix ans, pour permettre aux investisseurs dans le domaine de la déficience visuelle notamment dans la production des documents pour aveugle à venir investir dans le pays pour que ces derniers aient accès à des documents relativement chers.

Elle plaide également pour la multiplication au Burundi des maisons d’accueil des personnes vivant avec handicap car, selon lui, ils sont rejetés dans la société.

Le délégué du Ministère en charge de la solidarité national, du genre et de la personne humaine dans les cérémonies a rassuré que rien n’empêchera le gouvernement du Burundi de ratifier cette charte de Marrakech, car le droits des handicapées est sa priorité, en témoigne le protocole de la charte  africaine des droits de l’homme et relative aux droits des personnes handicapées qu’il a ratifié tout en mettant aujourd’hui les textes d’application en rigueur.

En principe, l’objectif de cette journée est de promouvoir l’inclusion sociale des personnes aveugles et malvoyant, en mettant en lumière leurs droits, leurs compétences et leur contribution à la société.

Saluant les actions entreprises par Madame Sylvie Uwiragiye et toute sa famille en faveur des personnes vivant avec déficience visuelle, le délégué du représentant résident du système des Nations Unies au Burundi Josias Ahomado Kileber Gbaguidi dit qu’il a été impressionné par le travail de la fondation, estimant que Uwiragiye est la pionnière dans l’autonomisation et la sensibilisation en faveur des personnes en situation de handicap visuel.

Il affirmé que les Nations Unies reconnait les avancées positives du Burundi en faveur des personnes handicapées en général à travers la mise en place d’un environnement favorable pour assurer la festivité des activités des personnes handicapées.

Il rappelle enfin à la communauté burundaise que cette autonomisation des aveugles  repose sur la solidarité et l’engagement collectif pour créer des environnements sûrs et accessibles à tous.

 Les cérémonies se sont clôturées par la remise aux aveugles de la fondation d’une cinquantaine de canne blanche et des papiers adaptées à leur écriture.

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